Budget : les eurodéputés n’accepteront pas n’importe quel accord des 25 (AFP, 13dec05, 14h10)
Le Parti populaire européen (PPE, droite), le Parti socialiste européen (PSE), les Libéraux et Démocrates (centre) et les Verts ont tour à tour rappelé devant la presse leur volonté de moyens suffisants pour assurer les politiques européennes et le principe de solidarité entre les Etats membres.
"Nous ne sommes pas prêts à accepter un mauvais compromis", a mis en garde le chef de file des socialistes, Martin Schulz. "J’espère que la présidence britannique finira par comprendre qu’il n’est pas possible de remplir les missions de l’UE avec l’argent qu’elle nous propose", a-t-il ajouté.
"Le Conseil (les Etats membres, NDLR) ne peut pas forcer le Parlement européen à accepter n’importe quoi", a renchéri Hans-Gert Poettering, chef du groupe PPE. "Si le résultat est inférieur au compromis luxembourgeois, cela ne va pas nous faciliter la tâche", a-t-il ajouté.
Dans sa dernière proposition, qui devrait être modifiée mercredi, le Royaume-Uni proposait un budget sur sept ans de 847 milliards d’euros, soit 1,03% du PIB de l’UE à 27. En juin, le Luxembourg, qui assurait alors la présidence de l’UE, avait proposé 872 milliards (ou 1,06% du PIB).
"Si on veut atteindre les objectifs de Lisbonne" sur la compétitivité de l’Europe, il faut les "moyens de financer la recherche, l’éducation", a de son côté estimé Graham Watson, à la tête des Libéraux. "Même la proposition luxembourgeoise donnait peu de satisfaction sur ces deux points", a-t-il ajouté.
Pour le coprésident du groupe de Verts, Daniel Cohn-Bendit, le PE ne "négociera" même pas "un budget en dessous de la proposition de compromis luxembourgeoise".
"Même s’il y a un accord au Conseil, ce que je ne vois pas, il faut (aussi) un accord entre le Conseil, la Commission européenne et le Parlement", a-t-il poursuivi. "Pour l’instant, je ne vois pas d’accord possible dans tout ce qui est proposé".
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