Face aux priorités économiques de court terme, les questions environnementales et sociales sont mises à l’écart.

Commentant le sommet UE - Brésil qui se tient à Lisbonne, Monica Frassoni, Co-Présidente du groupe Vert / ALE au PE a déclaré : « Il y a d’importants problèmes à discuter à ce premier sommet UE-Brésil, mais ces questions semblent malheureusement laissées de côté pour laisser place aux affaires.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’une réelle discussion sur les règles destinées à endiguer le changement climatique, et sur le développement de sources d’énergies alternatives. Au lieu de ça nous discutons de l’augmentation massive de la production de biocarburants et des conséquences pour l’environnement et la sécurité alimentaire.

Nous avons besoin de discuter d’une législation adaptée pour stopper l’exploitation forestière illégales et les ravages de l’agro-industrie, qui progressent à une vitesse alarmante dans le Brésil de Lula. De plus, nous devons dénoncer la participation croissante des investisseurs internationaux et notamment européens dans la destruction du milieu naturel brésilien, et sur les conséquences que cela a pour nous tous.

Notons la réunion entre Lula et le responsable de Microsoft Europe qui déteste la politique d’initiatives très positive du Brésil concernant toute une gamme de droits à la propriété intellectuelle.

Le Ministre Vert brésilien Gilberto Gil est un fervent supporter du mouvement Creative Communs, qui offre une alternative au système traditionnel de brevets, obstacle à la créativité et au partage des connaissances à l’ère de l’Internet. Il a d’ailleurs initié un programme de logiciel gratuit qui permet aux quartiers les plus pauvres du pays d’avoir un accès gratuit au monde numérique.

Le nouveau partenariat stratégique entre le Brésil et l’UE, qui doit être conclu à ce sommet, soulève des questions. Cette initiative intervient au moment où le Mercosur est en crise. Les Verts craignent que ce partenariat avec le Brésil, première puissance économique du Mercosur et d’Amérique Latine, contribue à un affaiblissement de la coopération régionale. Le partenariat stratégique avec le Brésil est la traduction de la stratégie globale de l’Europe que le Commissaire au Commerce Peter Mendelson a poussée depuis le mois d’octobre.

Celle-ci sacrifie les relations multilatérales au profit de relations bilatérales, poursuit une politique d’ouverture de marché agressive pour le bénéfice des sociétés européennes et néglige totalement l’urgence de la mise en œuvre de règles globales pour résoudre les problèmes globaux.

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mercredi 4 juillet 2007
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