Géorgie : Les Verts au PE sont favorables à un partenariat privilégié avec la Géorgie et l’Ukraine
Commentant les résultats du vote Daniel Cohn-Bendit, coprésident du Groupe des Verts/ALE, a estimé que "la décision du Conseil européen permettrait de stabiliser la situation et qu’elle était de l’ordre du possible. Certes, la présidence française aurait pu proposer un Conseil extraordinaire dès le début du Conflit afin de montrer que derrière elle, il y avait toute l’Europe.
Nous sommes de l’avis qu’il faut condamner l’action de la Russie, mais nous demandons également que l’OSCE mène une enquête sur les provocations des uns et des autres, sur l’attaque de la Géorgie et la réponse de la Russie. Nous condamnons tous ceux qui pensent que le conflit peut être réglé par une intervention armée. Nous demandons tant à la Russie qu’à la Géorgie de préciser quels territoires ont été touchés par des bombes à fragmentation afin de procéder urgemment au déminage de ces zones.
Nous voulons des réponses à certaines questions fondamentales : quelle position avoir face à la coopération avec la Russie ? comment contrôler les actions du président géorgien qui a décidé de bombarder une ville ?
L’Otan n’est pas la solution aux problèmes de sécurité en Géorgie et dans le Caucase en général. C’est d’ailleurs ainsi que le souligne le vote du Parlement européen aujourd’hui. Vu le rapport de force dans le Caucase, nous proposons d’une part d’accélérer l’adhésion de la Turquie en tant que force politique et économique capable de contrebalancer la Russie. Par ailleurs, nous proposons à la Géorgie et à l’Ukraine un partenariat privilégié, non pas comme une alternative à l’adhésion. Une fois l’UE réformée, cette stratégie permettra de mettre sur la table les valeurs européennes".
Marie Isler Béguin, présidente de la délégation UE-Caucase, s’est ainsi exprimée "Il n’y a pas de solution militaire au conflit dans le Caucase. Nous avons fermement condamné tous ceux qui ont eu recours à la force et à la violence pour changer la situation sur le terrain, en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Nous allons œuvrer pour la tenue d’une conférence pour la reconstruction et la résolution du conflit.
Concernant les territoires séparatistes de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, la décision sur leur futur statut, quelle qu’elle soit, doit se baser sur le droit international et en particulier la question concernant le retour des tous les réfugiés et le respect du droit des minorités. La mise en place d’une administration civile internationale qui devrait contribuer à la reconstruction dans la région est indispensable.
En adoptant une position commune, l’UE a montré qu’elle était mûre pour jouer un rôle majeur sur le plan des relations internationales."
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