Indépendance du Kosovo
La « déclaration commune » issue du dernier Conseil « Affaires Etrangères » est ainsi un modèle de diplomatie et de prudence puisque, tout en évitant soigneusement l’utilisation des mots « indépendance » ou « reconnaissance », elle stipule que les « Etats Membres décideront, en accord avec leurs pratiques nationales et le droit international, de la nature de leurs relations avec le Kosovo ».
Les positions des Etats-Membres
Comme prévu, les 4 plus grands pays de l’UE (France, Allemagne Italie et Royaume Uni) ont emboité le pas de Washington et annoncé dans la foulé leur intention de reconnaître la souveraineté du Kosovo, la sixième des anciennes républiques de Yougoslavie à faire sécession.
Le pays le plus hostile à un Kosovo indépendant est l’Espagne dont la position sur le sujet est clairement inspirée par les craintes de Madrid de voir ses propres régions se saisir de ce précédent pour réclamer à leur tour leur indépendance. De la même manière, Chypre, la Grèce, la Roumanie, la Slovaquie et la Bulgarie se sont montrés hostiles à l’idée d’un Kosovo indépendant.
La position en faveur de la reconnaissance du Kosovo reste néanmoins majoritaire parmi les membres de l’UE : 15 des 27 pays sont sur cette ligne.
Les eurodéputés Verts soulignent "la dignité" de la déclaration d’indépendance
Les eurodéputés Verts Joost Lagendijk (Pays-Bas), Angelika Beer (Allemagne) et Bart Staes (Belgique) étaient tous les trois présents à Pristina à l’occasion de la déclaration d’indépendance du Kosovo.
"La déclaration d’indépendance prononcé par le Parlement du Kosovo est une étape importante pour mettre un terme à l’incertitude qui pèse sur le statut du Kosovo depuis un certain nombre d’années. La dignité et la maturité qui ressortent de cette déclaration est de bon augure pour le futur démocratique du pays.
"La mission de l’UE dans ce nouvel Etat doit maintenant être mise en place pour être opérationnelle le plus vite possible pour assurer un développement démocratique et pacifique. Il est également important que le secrétaire général des Nations Unies, Mr Ban Ki-Moon, se montre favorable à la mission de déploiement de l’UE.
Il est impératif que le gouvernement du Kosovo honore ses promesses de respecter les droits des minorités ethniques de ce nouvel Etat. C’est crucial pour le futur démocratique du Kosovo et ses progrès sur le chemin de l’adhésion, de la même manière que pour les autres pays des Balkans occidentaux. »
(Communiqué de presse en anglais, traduit par Sinople : http://www.greens-efa.org/cms/pressreleases/dok/220/220535.kosovo@en.htm)
Pour aller plus loin :
• Conclusions du Conseil sur le Kosovo (18/02/08) : http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_Data/docs/pressdata/en/gena/98807.pdf (en anglais uniquement)
• Débat au Conseil de Sécurité de l’ONU : http://www.un.org/apps/news/story.asp ?NewsID=25653&Cr=Kosovo&Cr1= (en anglais uniquement)
Dans la presse :
• « L’Union européenne reconnaît le Kosovo en ordre dispersé » http://www.liberation.fr/actualite/monde/310890.FR.php
• « L’UE peine à masquer ses divergences sur le Kosovo indépendant »
http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/02/18/l-ue-peine-a-masquer-ses-divergences-sur-le-kosovo-independant_1012661_3214.html#ens_id=979287
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