Peine de mort : L’UE doit réaffirmer son rôle moteur dans le combat abolitionniste
Hélène Flautre, qui représente aujourd’hui le PE à l’occasion d’une conférence de haut niveau à Lisbonne contre la peine de mort, estime que "la lutte contre la peine de mort doit se mener au nom des droits de l’Homme d’abord parce qu’il s’agit d’une atteinte à la dignité des personnes condamnées qui annihile toute croyance en l’humanité.
L’abolition de la peine de mort est une valeur fondamentale de l’Europe et une priorité des relations extérieures et de la diplomatie européenne. Il est dès lors inadmissible que des considérations nationales électoralistes se soient imposées au Conseil de l’Union européenne jusqu’à retarder l’adoption de la déclaration devant instituer la journée européenne contre la peine de mort."
Je regrette d’ailleurs vivement et condamne le fait que M. Sarkozy n’ait pas abordé ouvertement cette question hier lors de sa rencontre avec le Président polonais M. Kaczynski. On était en droit d’attendre de M. Sarkozy qu’il exprime clairement sa désapprobation vis à vis d’une attitude qui fragilise l’Union comme acteur mondial abolitionniste et affirme son intention de célébrer sous présidence française, en 2008, la première journée européenne contre la peine de mort !"
Angelika Beer demande d’en finir avec la lapidation et précise que "Cette journée constitue un pas important dans la lutte pour le bannissement international de cette pratique bestiale qu’exercent certains Etats. Trop d’Etats dans le monde s’arrogent le droit de décider de la vie et de la mort d’un être humain. Nous réfutons catégoriquement cette pratique. Le droit à la vie doit être respectée de part et d’autre. Un Etat qui veut empêcher des crimes n’y parviendra pas en commettant lui même des crimes. Ceci est valable tant pour des Etats démocratiques comme les Etats-Unis ou l’Australie que l’Iran ou l’Azerbaïdjan. Des rapports particulièrement effrayants nous proviennent de pays qui appliquent la peine de mort pour des délits mineurs ou qui pratiquent des punitions cruelles telles que la lapidation ou la décapitation. Ces pratiques doivent être bannies et c’est pour cette raison que nous soutenons toutes les organisations qui en ce jour du 10 octobre s’engagent dans la lutte pour l’abolition de la peine de mort".
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