Président Sarkozy en Tunisie : Droits de l’Homme et partenariat euro-méditerranéen doivent rester indissociables
Si les projets d’envergure comme la dépollution de la Méditerranée ou le développement des énergies solaires sont nécessaires à la consolidation du processus Euromed, Hélène Flautre rappelle que les entraves à l’état de droit et aux droits de l’Homme dans la région sont aujourd’hui les principaux obstacles au développement.
Pour Hélène Flautre, "le choix d’un tel siège, dans un pays où les droits de l’Homme sont constamment bafoués, sème le doute sur l’ambition démocratique de cette Union pour la Méditerranée".
"Dans la Tunisie de Ben Ali, pas un jour ne se passe sans qu’un défenseur des droits de l’Homme ne soit opprimé ou harcelé : l’agression par les forces de l’ordre de Sihem Bensedrine et de son époux, Omar Mestiri, à leur retour d’Europe le 3 mars dernier ou celle de l’avocate Radhia Nasraoui, Présidente de l’association de lutte contre la torture en Tunisie, le 18 avril dernier alors qu’elle voulait se rendre dans les locaux de l’Administration des prisons, l’interdiction d’une mission de la FIDH en Tunisie le 20 avril dernier ou encore le harcèlement et l’intimidation à l’égard de la famille du journaliste d’opposition Taoufik Ben Brik le 21 avril dernier en sont les exemples les plus récents.
Le Président français doit obtenir de son homologue tunisien des engagements concrets sur l’arrêt du harcèlement des opposants et des défenseurs des droits de l’Homme, sur le déblocage des fonds alloués à la société civile tunisienne, sur la rénovation de la justice vers son indépendance et sur l’organisation d’élections libres pour la présidentielle de l’année prochaine."
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