Processus de Barcelone - Union pour la Méditerranée : La Commission propose une relance que les Verts/ALE accueillent favorablement

Strasbourg, le 20 mai 2008 - Hélène Flautre, Présidente de la sous-commission des Droits de l’homme du Parlement européen, a estimé, après la présentation par la Commissaire européenne, Mme Ferro Waldner de la proposition sur l’Union pour la Méditerranée, qu’ "avec cette proposition, la Commission européenne est parfaitement dans son rôle".

"Elle a transformé une initiative politique maladroite - l’Union de la Méditerranée - , présentée par le Président français, Nicolas Sarkozy, en ambition politique renouvelée en faveur du processus de Barcelone. Que la co-présidence soit assumée du coté européen, par le Président du Conseil européen et le haut représentant, vice-président de la Commission au niveau des ministres des affaires étrangères constituera un point essentiel pour répondre aux ambitions du traité de Lisbonne en faveur d’une politique extérieure de l’Union plus cohérente.

La Commission coupe ainsi court aux craintes justifiées d’un pilotage politique ad-hoc qui évoluerait au gré d’accords de circonstance pris au sommet. Sa proposition va dans le bon sens en recadrant un projet dont les origines laissaient craindre qu’il soit porteur d’un démantèlement de la politique de l’Union. Craintes légitimement alimentées par les initiatives du Président Sarkozy en faveur, par exemple, de l’exportation du nucléaire dans la région.

Cependant des questions essentielles restent en suspens : comment ce processus renouvelé de Barcelone répondra-t-il à l’objectif essentiel de développement de la démocratie et des droits de l’Homme dans la région, alors qu’aucune proposition nouvelle n’est formulée concernant une plus grande implication de la société civile ou un renforcement de sa dimension parlementaire ? Une référence explicite à cet enjeu décisif pour l’avenir aurait été d’autant plus pertinente que la tournée du Président Sarkozy pour la promotion de son initiative, a donné des gages préjudiciables à des régimes liberticides dans la région.

Enfin, la perspective de grands projets méditerranéens, utiles aux citoyens, tels que décrits dans la proposition, n’est-elle pas obscurcie tant que s’enlise le processus de paix au Moyen-Orient et que perdurent les violations des droits de l’Homme et du droit humanitaire en Palestine ? Cette proposition ne devrait-elle pas être accompagnée d’initiatives politiques européennes, également renouvelées, en faveur d’une résolution du conflit ?"

Enregistrer au format PDF Version PDF de cet article    envoyer l'article par mail title= envoyer par mail
jeudi 22 mai 2008
+33 (0)1 47 53 76 76
288, Bd St-Germain - PARIS
contact@verts-europe-sinople.net