Troisième conférence européenne des régions sans OGM : Un réseau en pleine expansion pour la biodiversité dans l’agriculture

Bruxelles, - le 19 avril 2007 - 300 représentants des régions se sont retrouvés à Bruxelles aujourd’hui lors de la 3ème Conférence Internationale sur les "Régions sans OGM", la biodiversité et le développement rural. Etendre le réseau, faire valoir l’opinion d’un public européen majoritairement anti-OGM, et discuter législation, biodiversité et monopoles semenciers étaient les objectifs avoués.

Depuis leur dernière conférence en 2006, le nombre de régions sans OGM dans l’Union Européenne est passé de 174 à 236, et de 3000 à 4200 pour les municipalités, sans compter les dizaines de milliers d’agriculteurs refusant les OGM dans leurs champs. "Et de nombreuses régions vont encore nous rejoindre" a déclaré Gérald Lonauer, représentant du réseau des "Régions sans OGM".

Le mouvement défie l’approche "du haut vers le bas" de la Commission Européenne pour imposer les OGM et est à la source de décrets nationaux d’interdiction d’utilisation d’OGM pourtant approuvés par le processus communautaire : le Monsanto Mon810, producteur de pesticide. Le gouvernement Bulgare a annoncé qu’il interdirait la culture de cet OGM, suivant ainsi l’Autriche et la Hongrie, dont les décrets d’interdictions nationaux ont été soutenus par plus de 2/3 des Etats Membres en Conseil des Ministres - allant ainsi contre l’avis de la Commission EU. "Avec 80% des Européens opposés aux OGM, il est à prévoir que d’autres décrets d’interdiction d’OGM suivront dans d’autres pays" a déclaré Marie-Hélène Aubert, Vice Présidente du groupe des Verts/ALE, groupe qui co-organise l’évènement au Parlement Européen.

En ces temps de défis environnementaux sans précédents, l’UE ne doit pas permettre à un petit groupe d’entreprises agro-alimentaires de contrôler l’accès aux semences. "Dans la nature, la biodiversité est le seul concept ayant fait ses preuves en matière d’adaptation aux changements environnementaux et climatiques, pendant que la réduction de la diversité génétique est une cause avérée d’extinction. L’UE doit investir dans une recherche et une production de semences promouvant la variété génétique et s’appuyant mieux sur les semences locales" a déclaré Benedikt Haerlin, de GENET et de la Foundation for Future Farming, co-organisateurs de la conférence.

"Les efforts de l’industrie semencière vont dans la direction d’une interdiction du libre échange de semences, des semences sur ferme et de l’innovation et la préservation régionale. Le Conseil Européen a validé cet état de fait il y a 8 ans déjà en autorisant des exceptions pour ce type de semences dans la législation européenne. Malheureusement, ces exceptions n’ont pas été transcrites du fait de pressions de l’industrie semencière au sein de la Commission Européenne", a déclaré Friedrich-Wilhelm Graefe zu Baringdorf, Vice-président de la commission agriculture du Parlement Européen.

Pour plus d’information : http://www.greens-efa.org/cms/default/dok/174/174107.gmofree_regions_biodiversity_and_rural_d@en.htm.

Contact : Benedikt Haerlin (GENET / FFF) +49 173 999 7 555 et Helmut Weixler (Verts/ALE) 0475 6713 40

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lundi 23 avril 2007
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